
alexandre guilmard
l'art du changement


Phobies
Quand savoir que tout va bien ne suffit pas
« Je sais que ce n’est pas dangereux. Je sais que ma réaction est disproportionnée. Mais c’est plus fort que moi. »
C’est probablement l’une des phrases que j’entends le plus souvent lorsque l’on vient me consulter pour une phobie.
Et elle décrit assez bien le problème.
La personne sait. Elle raisonne. Elle peut parfois expliquer parfaitement pourquoi sa peur n’a pas de sens. Pourtant, lorsque la situation se présente, le corps réagit avant même que la raison ait son mot à dire.
Cœur qui accélère, souffle court, tension, besoin de fuir, sensation de perdre le contrôle… Parfois, la simple idée d’être confronté à la situation suffit à déclencher la réaction.
C’est précisément ce décalage entre ce que l’on sait et ce que l’on ressent qui rend les phobies si particulières.
Une réaction apprise... qui peut évoluer
Une phobie n’est pas un manque de volonté.
À un moment donné, le cerveau a associé une situation, un objet ou une sensation à une réponse de danger. Cette association peut avoir une origine identifiable — un vol difficile, une morsure, un accident, une expérience médicale — mais ce n’est pas toujours le cas.
Avec le temps, l’évitement renforce souvent le mécanisme. On ne prend plus l’ascenseur. On organise ses vacances pour éviter l’avion. On change d’itinéraire. On demande à quelqu’un d’autre de descendre à la cave parce qu’il pourrait y avoir une araignée.
Et progressivement, ce n’est plus seulement la peur que l’on évite : c’est une partie de sa liberté que l’on organise autour d’elle.
Pourquoi j'utilise beaucoup l'hypnose pour les phobies
Les phobies font partie des problématiques que j’accompagne très régulièrement et pour lesquelles j’observe souvent des évolutions particulièrement rapides.
Cela tient aussi à leur fonctionnement : il ne s’agit généralement pas de convaincre rationnellement une personne qu’elle ne devrait plus avoir peur. Elle le sait déjà.
Le travail consiste plutôt à intervenir sur la réponse automatique qui s’est installée.
L’hypnose me permet notamment de travailler sur l’association entre le déclencheur et la réaction émotionnelle, sur certaines expériences à l’origine du mécanisme lorsqu’elles sont pertinentes, mais aussi sur l’anticipation de la situation redoutée.
Mon objectif n’est pas de vous apprendre à « supporter » votre phobie.
C’est de faire en sorte qu’elle cesse progressivement d’avoir besoin d’organiser votre comportement.
Avion, conduite, animaux, soins médicaux...
J’accompagne des phobies très différentes : peur de l’avion, de conduire, du vide, des espaces clos, des ascenseurs, des animaux ou insectes, des aiguilles, du dentiste, de certains actes médicaux…
Certaines sont installées depuis quelques mois. D’autres depuis vingt ou trente ans.
La durée d’une phobie ne dit d’ailleurs pas nécessairement combien de temps il faudra pour la faire évoluer. Un mécanisme ancien n’est pas forcément un mécanisme compliqué.
Retrouver de la liberté, concrètement
Le résultat qui m’intéresse n’est pas qu’une personne me dise qu’elle « se sent mieux » dans mon cabinet.
C’est qu’elle puisse reprendre l’avion. Conduire. Entrer dans l’ascenseur. Faire le soin qu’elle repoussait. Partir en randonnée. Rester dans une pièce lorsqu’elle aperçoit une araignée.
Autrement dit : retrouver dans la vie réelle quelque chose que
la peur avait fini par lui retirer.
Une phobie vous limite ?
Un premier échange permet de comprendre comment elle fonctionne, depuis quand elle est présente et de déterminer si mon approche est adaptée à votre situation.
À propos de moi

Ma philosophie sur les phobies
« Face à une phobie, je ne passe pas beaucoup de temps à expliquer à quelqu’un qu’il n’a aucune raison d’avoir peur. Généralement, il le sait mieux que moi.
Ce qui m’intéresse, c’est de comprendre ce qui déclenche cette réaction automatique et comment la modifier.
C’est un domaine que j’apprécie particulièrement parce que les changements peuvent parfois être étonnamment rapides — y compris lorsque la peur est présente depuis très longtemps. »
Alexandre Guilmard, MA
